Comments

  • Bonsoir M Boullo, j apprécie beaucoup ce que vous êtes et faites. Petite suggestion: eveiller les esprits et reveiller les endormis en leur transmettant des connaissances en ECONOMIE, oui ! Mais, il ne faut jamais oublier me sembe t il, que l humain a aussi besoin d un discours PHILOSOPHIQUE qui lui permette de trouver la DIGNITE dont il a tant besoin pour exister! chacun a besoin d avoir concience de sa propre valeur pour pouvoir avancer. Comme disait Malraux: il n y a pas de dignité possible, pas de vie réelle, pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pour quoi il travaille. La est bien le problème aujourd hui pour tant de gens qui travaillent, non? 😢😢

  • C’est un plaisir de vous entendre parler François, vous relevez tellement le niveau lorsque vous intervenez… du moins lorsque l’on vous laisse terminer une Phrase! Merci sur ce point, à Sud Radio et M. Morillot de permettre aux gens de finir leur réflexion!

    Il a néanmoins tenté à plusieurs reprises de se faire l’avocat du diable, mais n’a pas réussi à vous déstabiliser. Bravo, vous avez trouvé à chaque fois une bonne réponse, sans mordre à l’hameçon.
    Maintenant, les ressorts étaient gros, à chaque fois en tentant de vous coller une étiquette avec un joli mot valise marqué dessus:
    – Il s’est précipité quand vous avez parlé de répression policières, la proie était trop belle: Les gilets jaunes seraient responsables par leur dénonciation des violences policières, des violences aujourd’hui contre les policiers (“Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt”);
    – “Comment faire la distinction entre les gilets jaunes et les casseurs”… on voit que les médias n’ont pas mis souvent les pieds dans les milliers de ronds points de part la France, ou des gens de tout bords politique, sociaux… arrivaient à discuter sans juger et passaient des nuits à élever leurs pensées collectives dans la bonne humeur;
    – Les émissions débiles… “vous visez une émission en particulier? Moi je ne vois pas!”. Vous n’avez pas mordu à l’hameçon, bravo! C’était d’une mauvaise foi extrème!
    – Souveraineté… “Donc vous choisissez Marine Le Pen!!!”, et plus tard “Donc vous choisissez Florian Philippot?”… si vous tombez dans le piège par contre, en face ce ne sont pas des gilets jaunes qui vous demanderons d’étayer votre affirmation, non, vous pouvez être sûr que le lendemain, vous passez dans tous les médias avec un titre bien gras “M. Boulo montre son vrai visage!”;
    – “Les mots ont leur importance, appelez vous à la révolution, les mots ont un sens et c’est grave la révolution!”. Rappelez moi quel est le jour de la fête nationale en France et ce qu’elle nous remémore à toutes et à tous? Alors soit, le résultat n’a pas été à la hauteur des sacrifices du peuple à l’époque…

    Bref, ce sont quelques extraits, mais l’interview dans son ensemble est un plaisir à écouter! En toute sincérité: Merci.

    Geoffrey

  • La nuisance des merdias, absorbés par les élites, est naturellement contestée par les gueux.

    Organisant des pièges, que leurs auteurs croient subtils, pour décrédibiliser toute opposition à la doxa néo libérale, leur mainmise sur le façonnage des esprits semble invincible.
    Manipulant des sondages véreux, à tout bout de champ, ils veulent et croient susciter une adhésion à la ploutocratie.

    Pour gagner ces batailles, la première précaution est de ne jamais les subir sur le terrain de l’adversaire.

    1. Refuser de participer à leurs jeux viciés. Cela inclut toutes les télévisions et tous les journaux. En s’épargnant la corvée, on les vide de leur prétention à la diversité.
    2. Refuser de répondre à leurs enquêtes et sondages. Ne leur restera que l’analyse des réseaux sociaux, beaucoup moins favorable à leur positionnement.

    Lors des participations nécessaires à leur cirque merdiatique (genre débat entre candidats), on se contente de montrer sa propre conviction et son mépris pour les menteurs professionnels, en restant imperturbable devant l’agressivité qui ne va pas manquer de se déployer.

  • Merci Francois Boulo. Vous etes l’un des phares de la democratie. Si j’avais le pouvoir pour 24 heures, j’aimerai pouvoir:
    – decriminalisation des drogues a la portguaise, legaliser/taxer le cannabis inclus.
    – un revenu minimal inconditionnel qui sera basé sur des seuils economiques demonstrable.
    – un arret temporaire des taxes sur les produits essentiels: nourriture, utilities, meme l’internet. tout est discutable, l’essentiel c’est de pouvoir permettre aux gens d’avoir acces a la base de la pyramide de Maslow.
    – Un conseil publique et independent qui aura pour responsabilité de rendre en justice les fonctionnaires et meme individus qui aurait trahis les biens communs, ou detourné l’argent du comptable. Des gardes fou en quelque sorte.

    Voila, mais sans ca je partage tout a fait la souveraineté nationale et economique et que l’EU et la WEF on n’en veux plus.
    Courage 🙂

  • Bonjour M. Boulo.

    Tout d’abord une référence que vous connaissez peut-être déjà étant donné le ton de votre discours dans cette émission, mais après tout on ne sait jamais. A propos du lien entre pauvreté et délinquance: “Les prisons de la misère”, par le sociologue Loïc Wacquant. C’est un essai datant du début des années 2000 dont toute la thèse n’est peut-être plus complètement d’actualité, notamment concernant la nécessité d’une “Europe sociale” dont on sait 20 ans plus tard qu’elle est digne d’un conte pour enfants, au mieux. Le reste demeure cependant très en phase avec votre propos.

    Quant à votre approche finalement assez classiquement “productiviste” de la résolution de la crise sociale par le travail, je suis plus dubitatif. Fondant mon analyse sur une lecture du mouvement luddite, que Paul Jorion notamment a mis en lumière dans ses écrits et en déclarant publiquement que “le travail disparait, et c’est quelque chose que nous avons collectivement voulu” (en référence aux mouvements historiques de baisse du temps de travail), j’estime que l’essor technologique propre à toute révolution industrielle (qui sont systématiquement les prémisses aux révolutions politiques) est le moteur intangible du chômage de masse.

    En tant que développeur informatique de métier, j’ai fait l’expérience sensible de ce que les gains de productivité apportés par les progrès technologiques sont des vecteurs puissants du chômage: Tandis qu’il m’avait fallu à peine une demi-journée de travail pour concevoir une petite application à la demande d’un client (patron d’entreprise), celui-ci me confia à la réception du produit, ravi, que ce nouvel outil permettrait qu’un travail autrefois réalisé par trois opérateurs puisse désormais être pris en charge par un seul. J’avais ainsi détruit 2 emplois pour ainsi dire d’un claquement de doigts.

    Les gains de productivité se définissant comme l’augmentation de la quantité de marchandises produites à quantité de travail constante, ou de manière équivalente comme le maintien de la quantité de marchandises produites à quantité de travail moindre, rien de plus logique que cette contribution directe au chômage: Dans des économies aussi matures que les nôtres, il n’y a plus guère que l’obsolescence programmée pour pallier la saturation des marchés de biens pérennes (automobile, téléphonie, etc). Autrement dit, n’ayant plus besoin de produire toujours plus, nos gains de productivité nous conduisent inexorablement à travailler moins. L’établissement du régime des 35h ne fut qu’une prise en compte (terriblement grossière et manquant cruellement de perspectives sur la révolution en cours) de cet état de fait.

    La crise écologique pourrait cependant apporter une nuance de taille à cette analyse: La révolution industrielle en cours (la révolution informatique) étant consommatrice d’énergie et de ressources comme aucune autre, nous pourrions être contraints d’y mettre un frein, peut-être même un terme. La question qui se poserait alors le plus sérieusement du monde et non-plus sur le mode du sarcasme de plateau télévisé, serait de savoir si nous n’allons pas devoir effectivement “revenir à la bougie” (selon l’image maintes fois reprises), ou pour le dire plus concrètement revenir à des modes de production bien plus basés sur le travail humain que sur celui des machines, auquel cas effectivement, le travail redeviendrait le mode privilégié d’insertion sociale et de subsistance.

    Je ne suis cependant pas convaincu (et ce indépendamment du niveau “d’intelligence” des citoyens) qu’il existe tant que ça de gens disposés à sacrifier leur confort personnel ou professionnel (relatif, bien entendu, mais il faut reconnaître que la technologie a soulagé les travailleurs de quantité de tâches pénibles) pour quelque raison que ce soit. Il faudrait alors dans ce cas penser un modèle de société sans, ou en tout cas avec beaucoup moins de travail, lequel ne pourrait alors plus être ni le vecteur de l’insertion sociale ni le pourvoyeur des moyens de subsistance.

  • Vous avez, malgré son étroitesse, un espace pour figurer dans les medias mainstream, ce qui vous distingue de 99,9999% de la population française. Ne renoncez pas ! Faites le pour tous ceux qui partagent votre analyse économique, politique et géopolitique.

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