Comment agir en révolutionnaire ?

Si nous voulons construire un monde meilleur, les concepts de bien et de mal nous sont inutiles. Penser le monde en termes de « gentils » et de « méchants » ne permet pas de le comprendre. Il faut donc commencer par prendre de la hauteur, ne pas appréhender le monde au travers des individus, mais du système qui les domine, qui nous domine.

Qui est notre adversaire ?

En ce qu’il constitue le moyen pour tout être humain qui vit en communauté d’assurer sa survie et ses conditions matérielles d’existence, le système économique gouverne nos vies.

C’est donc le système économique qui impose le statu quo, reproduisant toujours les mêmes schémas, perpétuant toujours les mêmes inégalités, et causant toujours les mêmes maux aux sociétés humaines.

La domination du système contemporain et l’aliénation des individus qui en résulte repose sur deux principes fondamentaux : l’ignorance et la concurrence. L’effet ciseau est redoutable. D’un côté, la société de consommation et la culture de masse se chargent de détourner les individus du savoir par le divertissement et les plaisirs immédiats suscités par l’acquisition de biens matériels. De l’autre côté de la tenaille, l’accès à une position sociale, à un emploi et à la rémunération qu’il procure, s’opère sur la base d’une compétition sauvage entre les individus, favorisant ainsi leur isolement et leur incapacité à s’organiser collectivement. C’est en ringardisant la connaissance et en alimentant la guerre de tous contre tous que le système assoit son emprise.

Qu’est-ce qu’un acte révolutionnaire ?

Un acte révolutionnaire est celui qui, de fait, viole les principes du système dominant, qui rompt avec le statu quo.

Si la puissance du système dominant repose sur l’ignorance et la concurrence, les moyens de le combattre apparaissent avec évidence : la connaissance et la bienveillance.

Chaque personne qui aspire à briser l’ordre établi doit utiliser ces deux armes qui constituent autant des levers d’action qu’une ligne de conduite, une certaine forme d’éthique à respecter.

Dès lors, chacun doit avoir à l’esprit ceci : chaque acte qui consiste à acquérir de la connaissance ou à faire preuve de bienveillance est, par lui-même, révolutionnaire. Lire un livre, assister à une conférence ou visionner un documentaire sont autant d’actions qui font pleinement partie du processus d’émancipation, tout comme le fait d’écouter les opinions contraires, d’accepter les critiques (bien intentionnées), ou de s’abstenir d’émettre des jugements inutiles voire contre-productifs.

Ces deux moyens de lutter sont indissociables. L’un ne peut aller sans l’autre. Ils ne peuvent produire leurs pleins effets qu’à la condition d’être utilisés conjointement. Celui qui se focaliserait sur la connaissance ne serait pas en mesure de la partager avec les autres. Celui qui se concentrerait sur la bienveillance s’empêcherait d’élever son niveau de conscience. Si chacun a naturellement plus de dispositions à agir sur l’un plutôt que sur l’autre, c’est bien par l’association de ces deux vecteurs d’émancipation qu’un changement de paradigme peut advenir.

Et c’est en définitive par la multitude des actes révolutionnaires que chacun d’entre nous posera au quotidien que nous pourrons créer une force collective puissante et inarrêtable.

Là sont les conditions premières de la Révolution.


Comments

  • Vous dites que pour être un révolutionnaire il faut être éclairé (lire des livres par exemple), je suis complètement d’accord avec vous, mais pensez vous réellement que si la majorité des gens étaient capables de telles initiatives nous en serions là ? Quand on voit les audimats d’Hanouna ou de Yann Barthès on peut vraiment en douter ! et je ne parle même pas des Marseillais au Tibet, de Netflix, Prime Video et j’en passe !

    Bravo pour ce blog en attendant !
    Pierre

    • ✔ Avoir des connaissances pour raisonner avec intelligence ne passe pas uniquement par lecture. Un énarque gros consommateur de synthèses a finalement beaucoup moins de connaissance sur la nature, les animaux, le fonctionnement du corps humain ou les techniques de constructions qu’un berger du Pays Basque qui peut se payer le luxe de ne lire que pour son plaisir.

      ✔ C’est justement à nous de répliquer aux fans de Hanouna ou de Yann Barthès qui se plaignent de leur vie au quotidien qui sont Hanouna et Barthès, quels intérêts ils suivent et pourquoi il ya un lien avec leur misère.

    • Pierre, vous avez tout dit. Les médias aux ordres sont tellement forts maintenant qu’ils maîtrisent la situation. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille baisser les bras, au contraire.
      Dans ce texte de François, il manque le mot “néolibéralisme” car je pense que c’est ça la base du problème. Si on peut changer de système économique, on peut changer le mode de fonctionnement de la société.

  • Bonjour,
    Jusqu’à présent je ne me sentais pas forcément révolutionnaire. Mais je ne me suis jamais sentie aussi vivante que depuis que je m’éclaire sur de nombreux sujets d’actualité. Et du coup, en partageant mes découvertes, j’ai rejoins les rangs de la révolution.

  • Votre constat paraît évident, mais malheureusement pas pour tout le monde. Vous faites oeuvre pédagogique. Bravo et merci.
    On y arrivera ! On ne lâche rien !

  • J’adhère aux idées ……… la tâche est énorme mais pas tant que ça. “les énergies sont là pour favoriser ce changement, il manque les volontés pour concrétiser. Sachez aussi que cette révolution ne ce fera pas sans le coté “spirituel”. Il y a trop de gens connectés pour passer à coté de ce sujet. Voir un livre comme TERR 2 qui donne des pistes de modèles de société. En un an de recherche j’ai découvert un monde que je ne connaissais pas, un monde invisible pourtant bien réel, comme le vent que l’on perçoit à travers la force de son souffle.

  • Merci pour cet article fort intéressant ! Il permet de “remettre l’église au milieu du village”, avec oui de la bienveillance, toujours 🙂
    Bonne continuation

  • Lire se cultiver etc. C’est très bien ! Mais je souhaiterais aussi des actions concrètes des lieux d’échanges physiques dans chaque ville, chaque quartier et bien plus ! On fait quoi exactement ? Peut on créer un mouvement citoyen en dehors des modèles existants?

  • Les gilets jaunes sont ceux qui ont detruit la Macronnie. Ils ne sont pas morts. Ils sont toujours là et je m’en réjouis .Par la lecture et la discution on y arrivera. L’histoire en parlera.
    Gardons l’espoir d’un monde meilleur pour tous dans le respect et la dignité.

  • On doit reprendre le pouvoir c’est une question de vie ou de mort. Il faut FAIRE la Révolution. On ne peut pas rester chacun dans son coin à pleurnicher. Tout le monde se réveille et ça c’est cool. Il faut créer un vrai groupe de RÉSISTANTS pour sauver le VIVANT. Cette corruption n’est pas SUPPORTABLE. Cette poignée de FOUS PSYCHOPATHES cherche à nous détruire. À nous de les renverser en utilisant LEUR MODE DE FONCTIONNEMENT. NOUS SOMMES NOMBREUX face à ces quelques tarés. Beaucoup plus nombreux qu’eux. Les mecs qui ont changé le cours de l’Histoire se sont BATTUS pour notre LIBERTÉ que ces tarés sont en train de nous grignoter !!! Ils n’ont pas perdu leur temps PRÉCIEUX au blabla qui ne sert à RIEN DU TOUT. Il faut y aller… on n’a pas d’autre choix. C’est notre PROJEEEEEEET!!!!!!!!

  • Bien contente de vous retrouver… je me demandais où vous étiez passé !
    Je vous apprécie beaucoup, votre intelligence, votre sagesse, votre bienveillance…
    j’aime et suis entièrement de votre côté et vous soutiens 100 %

  • Merci de nous partager votre expérience. S informer, discuter, croiser les regards avec bienveillance permettent d avancer vers un monde meilleur.
    L intelligence collective est un outil essentiel pour aborder un changement dans nos comportements et habitude.
    Apprendre à mieux consommer, prendre soins de soi pour mieux être avec les autres et savoir apprécier les bonheurs simples de la vie.

  • Je crois que j’ai trouvé ce que j’attendais depuis plus de deux ans maintenant ; enfin un lieu où s’exprimer sans la censure de FB. où s’exprimer, où prendre connaissance de ce que les uns et les autres ont à dire sur l’époque que nous vivons… Merci François Boulo, je me doutais bien que votre silence cachait la préparation de moyens pour essayer de sortir du mauvais chemin dans lequel nous marchons bien malgré nous actuellement. Je vous soutiens dans votre démarche vers “un monde meilleur”.

  • Merci infiniment d’être là, toujours, au soutien des plus humbles, des plus vulnérables! J’admire votre probité, votre sens de la justice, votre volonté de partager un quotidien plus serein, plus juste, plus équitable, plus vivable, pour tous… Votre capacité, je n’en doute pas, à remettre la France dans le bon sens de la marche, d’apaiser les tensions, de rendre sa liberté intellectuelle à chacun d’entre nous et , par là, redonner tout son lustre à notre beau drapeau, avec tout le respect qu’il mérite. J’ai foi en vous et je vous suivrai jusqu’à la victoire!!! Merci pour ce que vous faites pour l’avenir de notre si beau pays, hélas malmené depuis trop longtemps par des incompétents sans foi ni loi!!!

  • Vous propos sont toujours d’une pertinence poussée et d’une justesse impressionnante.
    En ce qui est de se documenter, le site “Imago tv” est une super source de savoir révolutionnaire.
    Merci pour votre combat Monsieur Boulo.

  • Merci pour ton engagement indéfectible, François.
    On a clairement besoin de gens intelligents très instruits et bienveillants, pour faire face à la médiocrité politique qui pourrit le pays depuis bien trop longtemps.
    Ce que tu dis est clair et juste.
    J’espère que bon nombre de gens s’en rendront compte et suivront tes conseils, notamment en ce qui concerne les divisions.
    C’est pas gagné, mais merci pour ton engagement, on a indéniablement besoin de gens comme toi.

  • Il est pas mal cet article. On y apprend rien mais cela pose les bases d’une récolte révolutionnaire. Cependant certaines positions restent trop éloignées de la réalité du débat révolutionnaire, souvent – et malheureusement – motivé par autre chose que le désir de bienveillance subrogé à une culture commune. Mais je reste convaincu que bienveillance et connaissance sont le carburant, le moteur et le but de toute entreprise qui voudrait nous porter vers un monde meilleur. Et tout autant, il est bien clair que concurrence et ignorance font les choux gras de quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Et c’est là que nos chemins se séparent, car croire que l’on prend de la hauteur en ne comprenant pas qu’un système économique est l’expression organique d’êtres humains en état d’abus, que l’on doit nommer, que l’on doit désigner et que l’on doit considéré comme l’ennemi, c’est à coup sûr ne pas se doter de l’élément essentiel qui permet de définir ce que sera l’action révolutionnaire à engager. C’est encore plus essentiel si l’on souhaite éviter l’action violente. Il faudra un peu plus d’humanité dans l’analyse pour me convaincre de l’utilité de ce blog. Mais j’aimerais vraiment être convaincu. Alors, je suis prêt à débattre et à participer bien qu’aujourd’hui mon seul combat “révolutionnaire” est d’appeler chaque jour à la déscolarisation. J’aimerais bien que chaque pro-blog e à même de communiquer en masse, se préoccupe de nos enfants mis en danger par l’EN ! En fait, je ne vois aucunement l’intérêt de faire la révolution plus tard, si nous sommes incapables de protéger nos enfants maintenant. Pour qui désirer et créer un monde meilleur si ce n’est pour nos enfants ? C’est cela qui manque dans ce texte : du réalisme ! de l’immédiateté ! une volonté bienveillante en action ! Mais la “critique est facile et l’art est difficile”, donc, c’est par bienveillance que j’écris ce texte et peut être même est-ce un cri de désespoir. Avez-vous vu les mains crevassées par l’abus de lavage de ces enfants au square qui heureusement, après la schlague scolaire peuvent s’échapper dans un monde bien à eux de cris et de mouvements ? Que dire quand, chez les vaincus, leurs parents, il n’y a pas ignorance mais renoncement ?

  • Une équation tellement simple qu’on peut avoir du mal à l’envisager.
    Débarrasser la démocratie des politiciens professionnels
    + Supprimer l’obligation de devoir gagner sa vie
    = Retrouver vite la santé de cette planète

    L’équation duale révèle des principes révolutionnaires, dont le premier fut la base de la seule véritable démocratie : athénienne pendant 2 siècles.
    Tirage au sort – mandat court non renouvelable
    + Revenu universel libérateur
    = Ruine express des business indésirables

    Faire désirer ces changements se heurte à des croyances trop répandues.
    Si la défaite devant Sparte a signé le glas de la démocratie athénienne, les causes de cette défaite de l’humanité viennent aussi de l’ignorance, qui n’a pas permis de solidifier le système.

    Les 2 principes ci dessous sont
    à étudier sans attendre par tous les cerveaux motivés
    à mettre en musique pour une révolution – de préférence pacifique
    à diffuser parmi les gueux en colère
    à installer dans une planification de constituante

    Constitution fondée sur des critères de progrès humain
    + Priorité générale à l’autosuffisance
    = Multiplication des échanges interpersonnels gratuits

    Comment faire ?
    1. Il paraît évident que les résistances sont puissantes et cruelles.
    2. Tout cela parait bien utopique.
    3. La pédagogie nécessaire doit sortir du complexe, analysé en détail, pour parvenir à l’évidence.
    4. La très large majorité des gueux indignés doit s’en emparer, et devenir irrésistible.

    • Totalement d accord. Mais changement de paradigme = plusieurs années. Il faudra de la patience et de la résistance.

  • Tellement d’accord avec vous !! Il faut de la connaissance et de la bienveillance pour s’unir et devenir une vraie force, le système économique est à l’agonie mais ils nous le font payer cher !!!

  • Je vous suis depuis le début et vous ne m’avez jamais déçue. Bravo pour ce blog et merci de ne rien lâcher.
    Comprehension de ce système economique néolibéral, partage des connaissances, émancipation, briser nos chaines, faire tomber ce système et créer un monde meilleur, plus juste, plus équitable, plus respectueux des autres et de notre planète, un monde basé sur les valeurs humaines, la solidarité, l’entraide, la bienveillance, la collectivité, la cooperation……
    Je suis une idealiste, et j’y crois !!!
    Comme disait Martin Luther King :
    “Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, ou nous mourrons tous ensemble comme des idiots !”
    Les crises environnementales nous montrent qu’on n’a plus beaucoup de temps, et de l’autre, une repression sans precedent tente d’etouffer les luttes sociales et climatiques dans le monde entier, des lois liberticides continuent d’etre mises en place sous pretexte de la crise sanitaire. C’est de plus en plus difficile pour nous tous de mener les luttes sur le terrain.
    Aujourd’hui, il faut reinventer de nouvelles methodes de lutte pour faire face. Collectivement, à condition de ne pas se laisser diviser par toutes leurs manipulations politiques et médiatiques fallacieuses, nous sommes effectivement le nombre.
    Plein de courage à tous 💕🏴
    Aurore Drossart

  • oui entièrement d’accord sur le fond du discours, l’économie conditionne la vie en société, et le capitalisme est la pure représentation de l’ego triomphant, et les moyens de le réguler et de contenir ses effets pervers et destructeurs sont effectivement la connaissance, mais surtout la compréhension, et bien sûr ensuite la bienveillance, MAIS la suite logique de tout ça, si on veut vraiment faire la “révolution” et changer totalement de cap, ne serait ce pas tout simplement ‘l’anarchie ? la fin de la propriété ? car, comme le disait François, (et aussi Etienne Chouard) seules les idées comptent, les personnes ne sont pas “importantes” et l’idée de confier plus ou moins aveuglément son destin dans les mains d’un homme ou d’un parti est absurde et complètement “infantile” en soit, de même n’est ce pas une illusion de vouloir une démocratie réelle, une société basée sur l’entraide, le partage, et donc la bienveillance, en gardant une économie capitaliste (même régulée) et de conserver le concept de propriété ? c’est à mon avis un débat intéressant…(je vous conseille d’ailleurs la lecture de “qu’est ce que l’anarchisme?” d’Alexander Berkman (éditions L’échappée) c’est très enrichissant et éclairant…)

    • Le mot “anarchie” me faisait peur autrefois mais je l envisage différemment à présent. Au même titre que Désobéissance civile… Merci pour le livre, je regarderai.

  • Bonjour, je ne suis pas un gilet jaune. Je suis indépendant gérant commerçant. La crise sanitaire menées par ces covidistes nous affectent tous. Oui, alors pourquoi pas! Vous semblez être un meneur d’hommes, vous n’avez pas peur de faire face devant ces Merdias corrompus. Nous sommes prêts à suivre CELUI qui bois aidera à sortir de tout ce merdier. Peu importe ces idées politiques. Il y a urgence, et oui. Pensons à nos enfants et leurs avenirs.

    • Bonjour François,
      Je vous écris de Hong Kong. Votre analyse me semble rigoureusement juste. Elle raisonne fortement avec la pensée bouddhiste. Celle-ci vous est-elle familière?

      Dans la tradition mahayana, on dit que l’éveil passe par le développement équilibré de la connaissance, en tant que faculté de discernement, et la bienveillance, qu’on développe en réalisant que nous sommes tous prisonnier du même carcan , fait des afflictions du mental humain que sont l’avidité, la colère et l’aveuglement).

      Votre note note m’apparaît, en cela, tout à fait spirituelle. Merci de guider votre communauté.

  • Merci pour ce lieu de réflexions partagées 👍 j adhère totalement à vos propos et je conseille la lecture de “Sortir de notre impuissance politique” par Geoffroy de la Gasnerie. Il explique que nos luttes actuelles (manifs, pétitions, occupations,etc…) sont sclérosées et perdues d’avance car elles font parties intégrantes du système qui les a intégrées.
    Il pointe le piège de la temporalité politique (nous réagissons aux attaques au lieu de provoquer et de prendre par surprise) et du coup, nous nous battons pour conserver ce que nous avions déjà et quine fonctionnait pas forcément d ailleurs…
    Il constate le rejet et l’évitement des Institutions qui sont au coeur des décisions politiques et que nous avons désertées au profit d’autres personnes, libérales et cyniques qui s’y sont faufilées. Le militantisme est a réinventer, rien que ça 🙂
    Attention aussi au piège de la convergence des luttes qui est totalement illusoire et contre productif. Chaque lutte est nécessaire, particulière et différente des autres. Nous n’avons pas un seul et unique ennemi commun à affronter mais des centaines de causes a gagner, pas à pas, localement.
    Bref, on a du boulot 😊 mais surtout de la ressource ! Biz à vous

  • S’éclairer, se faire une idée, avoir ses propres opinions c’est effectivement le 1er pas. Mais c’est une entreprise qu’il faut reprendre au début, par l’éducation parce qu’il faut des règles de biens communs pour vivre et jouir d’une société dite libre. Alors c’est pas gagné mais c’est le 1er pas.
    Si l’adversaire est le système économique alors faisons quelques actions en contre! Arrêtez de payer la TVA… je rêve je sais, c’est utopique n’est-ce pas ? Ok alors quelles autres actions pouvons-nous mettre en œuvre et par quel biais.
    Les défenseurs de la planète, les climatologues, les écologistes… nous disent depuis 60 ans qu’il faut réduire et pourtant les petits actes personnels n’ont rien donné. Quelle est la bonne idée, la stratégie, quelle bataille en premier doit-on commencer. Quel acte significatif permettrait de gagner la 1ere bataille, celle de rassembler, unifier la lutte.
    Doit-on comme nos adversaires, manipuler psychologiquement l’opinion publique pour rallier à la cause ou au contraire proposer la sincérité, ce qui changerait pour une fois? La question est complexe et le temps est compté.
    Je crains une révolution désordonnée, elle serait à l’avantage de personne ou plutôt des mêmes! On a peut-être encore le temps d’organiser une révolte pacifiste sans violence physique j’entends, je l’espère.
    Vive la liberté et la liberté suppose des règles de bien communs. Corrigeons la représentativité qui fait défaut, améliorons la démocratie, elle qui est jeune, elle a besoin d’évoluer, d’ajustement et il est l’heure de le faire.

  • Entièrement d accord avec cette analyse
    Ne pensez vous pas qu un leader serait nécessaire pour unir tous les les GL?hors des Partis politiques qui couvrirait tous bonnes idées de ces derniers pour le bien être du peuple fa da globalité

  • Merci pour cette analyse ! C est bien la 1ere fois que je lis une telle définition de la révolution et la foi j adhère . Cela ressemble un peu aux préceptes bouddhistes, ou c’est dans la bienveillance que doit se mener le combat de l élévation.
    Quant à la connaissance bien sur mais pas celle de l école de notre éducation nationale qui œuvre pour que nos enfants soient de bons petits soldats esclaves du système économique capitaliste . Nous devons réapprendre à être des Humains et retrouver toutes les valeurs qui sont l essence même de l humanité . Merci François

  • Bonjour,
    Merci pour votre investissement, il contribuera à faire bouillir la marmite à réflexions. S’agissant des lectures qui permettent d’élargir les connaissances je voudrais dire combien le livre de Grégoire Chamayou “une société ingouvernable” peu nous situer. S’il est un fait que nous ne sommes plus en démocraties, sommes nous pour autant sous une dictature ? Cet ouvrage m’a permis de comprendre la stratégie de nos adversaires et les moyens de contrer la guerre qu’ils mènent contre la société en général.

  • La probabilité de réélection pour micron, l’éborgneur des gilets jaunes, est de 0 %.
    Malgré le niveau encore élevé de répulsion qu’elle suscite, celle de la victoire de la hyène, en cas de duel, est de 100 %.
    Il faut constater que le programme commun des droites, réactionnaire et répressif, est achevé : 388 dépités LRNEM ont approuvé cette loi ignoble, dans une unanimité éclatante.

    Ce duel disqualifierait tous les gueux, spectateurs impuissants d’une pantalonnade où ils ne joueraient aucun rôle, sinon celui de supplétifs des droites.

    Aucune solution qui remettrait en selle des opposants de pacotille, comme les écoeurants socialisses, ou les écolos de salon capables de toutes les courbettes, ne peut séduire les gueux.
    LFI est rejetée par une majorité des gueux, et cela ne changerait guère si Jean Luc Mélenchon laissait la place, parce que cela serait vu comme une manœuvre politicienne.
    Bref, qui veut bien s’y coller ?
    Ou alors, que faire d’autre ? Sachant que la répression des manifestations leur est très facile encore pendant plus d’un an, et au delà …

    • Et dire qu’il suffirait que tous les déçus de la “république”, les utopistes, les rêveurs, les altruistes, les soucieux de l’environnement et de la protection de toutes les espèces, choisissent TOUS de VOTER pour une seule liste, plus respectueuse et ouverte aux changements que les autres, pour construire ensemble le monde d’après. Pas de candidat providentiel a l horizon je sais. Juste orienter son choix vers le moins pire et l’obliger à tenir ses engagements en matière de changements. C est à notre portée il me semble.

  • Bonjour … La philosophie de Jesus Christ était la meme et il a finit sur la croix … La seule vérité est notre mort à toutes et à tous … L’amour et la sagesse ne suffisent pas … Nous sommes encore en des temps préhistoriques … Le seul modele ou les etres humains se sont entendus est au sein d’un monastère … Et encore … Notre principal problème est l’humilité … Il y en a toujours un qui se croit plus malin que les autres alors que tout le monde possède son intelligence issue de sa construction. J’ajoute donc à la bienveillance et à la connaissance l’humilité … Bon ca chauffe un peu la …. Bonne journée … Dans un monde meilleur … Désequilibrer pour mieux equilibrer … On verra …

  • OK pour la connaissance comme outil révolutionnaire.
    Quant à la bienveillance, je suis beaucoup plus circonspect. C’est un concept très macronien du genre “tout le monde, il est gentil”.
    Les GJ en ont fait l’expérience : comment être bienveillant en face d’un LBD ?
    Pour être révolutionnaire, il faut vouloir la révolution, en définir un contenu clair, des objectifs précis, une stratégie de prise de pouvoir, des moyens adaptés et mettre ses actes en cohérence avec ses idées. Et se reposer toutes ces questions tous les jours pour adapter nos actions à la situation.
    Mais ce n’est pas demain.
    A moins que les Gilets Jaunes….
    Amicalement.

  • Salut François,

    Concernant ton article sur comment agir comme un révolutionnaire, je ne suis pas vraiment d’accords avec le terme choisis de bienveillance pour concurrence.
    Même si la bienveillance est très puissante, je pense qu’il faut aller plus loin, et partir du constat que ce que l’on a besoin pour contrer la concurrence c’est de la coopération et de la solidarité. la bienveillance n’implique pas forcement d’agir en commun, alors que c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Comme les gilets jaunes au réussis à le faire pendant un moment.

    Ton article me fait passer à ce film/docu.
    https://www.youtube.com/watch?v=wNSfoTYY3hA
    Bonne continuation !

  • Bonjour,

    Votre engagement et vos idées sont épatants. Je fais partie des 20% riches et éduqués, quoique d’origine populaire, très à gauche et très pro-gilets jaunes.

    Dans les classes moyennes supérieures où je vis en partie, le hic n’est pas l’ignorance. Au contraire, tout le monde a de la culture et s’estime éclairé ; et personne ne voit la concurrence, tout le monde croit à son mérite et à ses talents innés. L’ignorance dont vous parlez est celle des habitus de classe bien dissimulés, à leurs possesseurs mêmes, où littérature, philosophie, art, une certaine distinction, dissimulent des intérêts de classe. Les classes populaires regardent la télé et consomment. Les plus riches lisent, se cultivent, c’est plus légitime, c’est leur “divertissement’ à eux, se voient comme raffinés et bienveillants, et consomment encore plus, de manière autrement plus dangereuse (voir Hervé Kempf et les 10% les plus riches qui détruisent la planète). Ce sont les 20% ou 30% les plus riches, et qui votent, qui font barrage à tout changement. Comment faire ?

  • Bonjour M. Boulo. Je me joins tout d’abord à d’autres commentateurs pour signifier mon doute quant à l’usage du terme de bienveillance dans une perspective révolutionnaire, car il semble ignorer ou dissimuler le(s) conflit(s) inhérent(s) à toute société humaine, quel que soit le régime politique dans lequel elle évolue. Il n’existe pas de consensus universel qui permettrait de mener une révolution au moyen de la seule bienveillance (ni même couplée à la connaissance). Vous-même en tant qu’avocat êtes vraisemblablement particulièrement exposé à cet état de fait.

    Par ailleurs, dans un environnement désormais saturé d’informations, acquérir des connaissances “pertinentes” devient extrêmement complexe, et l’expérience nous montre chaque jour qu’on peut être à la fois très éduqué et en même temps très idiot (voir l’analyse d’E. Todd aux sujets de nos “élites”, entre autres). Sans même parler des phénomènes de complotisme et autres “fake news” dont la pratique est tout sauf nouvelle mais dont l’impact est décuplé par la massification (l’industrialisation pourrait-on dire) de l’information, notamment via l’outil informatique.

    Je reviens également sur un “champ lexical” que j’ai vu passer dans plusieurs commentaires sous ce billet, ainsi que dans l’interview que vous avez donné à Aude Lancelin sur QG récemment: Celui du “libéralisme”, car les termes qu’il regroupe (qu’on parle de “néo”, “d’ultra” ou de libéralisme tout court) prêtent le flan à une critique bien trop facile de la part des penseurs et autres idéologues libéraux. Il suffit par exemple d’entendre quelques discussions de quelqu’un comme Charles Gave pour voir où se situe le problème:

    Certes d’un côté, les gouvernements successifs prennent depuis des décennies, et quelque soit la couleur politique de la majorité au pouvoir, toute une série de mesures visant à détricoter des pans entiers de l’État (je pense qu’on connais à peu près tous la liste ici), à détruire méthodiquement le droit du travail et le système de protection sociale, ou encore tend à réduire les impôts autant que possible – selon la conjoncture -. En cela on pourrait effectivement parler de l’application du dogme libéral (voir dans certains cas même du dogme libertarien).

    Cependant, et c’est là qu’apparaît la contradiction, ces mêmes gouvernements mènent tous également une politique de subventions considérables aux entreprises (ce qui prend un tour particulièrement spectaculaire dans la période actuelle, mais qui ne date pas, loin s’en faut, de la pandémie), que ce soit directement par enveloppes attribuées dans le cadre de tel ou tel dispositif, soit indirectement par des exonérations diverses et variées notamment dans le cadre de la politique de l’emploi. L’État n’a par ailleurs pas encore tout à fait abandonné l’établissement de normes et autres réglementations plus ou moins contraignantes – et plus ou moins judicieuses – pour les entreprises, et l’U.E. encore moins (jusqu’à l’absurde, à vrai dire). Au mieux serait-il donc plus approprié de parler de “pseudo-libéralisme”, car il tolère très bien selon le contexte une forte dose d’interventionnisme étatique, notamment quand celui-ci est à l’avantage du capital.

    Au sujet de l’emploi justement, qui est à mon sens consubstantiel de toute idée révolutionnaire (les révolutions politiques ont pratiquement toutes pour origines des révolutions productives, notre époque n’échappe probablement pas à cette règle), il ne faut pas manquer de voir que le discours public sur ce thème, au moins ces 40 dernières années (mais probablement encore avant), consiste essentiellement en un enfumage généralisé de la population, et que les politiques menées n’ont pas tant pour but de faciliter le retour à l’emploi des chômeurs que de maximiser la concurrence sur le marché de l’emploi, ce qui est extrêmement différent en causes comme en conséquences (bien que le retour à l’emploi d’un chômeur ici ou là puisse en être un “dommage collatéral”): C’est en réalité à mon sens l’un des principaux leviers permettant l’ensemble des mesures de casse sociale prises depuis des décennies.

    A ma connaissance (selon les chiffres de Pôle Emploi et ceux du ministère notamment), il existe à ce jour environ 1 poste à pourvoir pour 10 candidats, tous métiers confondus (il faut donc encore composer avec un problème de corrélation entre “l’offre et la demande”, car on ne va pas faire d’un boucher un médecin, ni d’un ingénieur informatique un menuisier, par simple décret). Autant le dire clairement, il n’y a pas de place pour tout le monde dans ces conditions. C’est ici un des derniers points d’accord que je partage plus ou moins avec P. Jorion: Les gains de productivité créent le chômage, et pas n’importe lequel: Celui qu’on appelle “chômage structurel de masse”, qui ne se résout pas par quelques déclarations d’intention et encore moins avec l’arrosage à grands flots d’aides aux entreprises.

    Ainsi, “l’accompagnement des chômeurs” dont les politiques de tous bords ont la bouche pleine (y compris une “égérie” de la gauche soit disant radicale comme F. Ruffin) dissimule en fait le flicage pur et simple de ceux-ci, avec une conditionnalité omniprésente en contradiction, me semble-t-il, avec deux articles du préambule à la constitution de 1946, qui fait parti du bloc constitutionnel et est donc toujours en vigueur, à savoir les articles 5 et 11. J’aimerais d’ailleurs beaucoup votre avis de juriste à ce sujet, M. Boulo. Voici en tout cas mon analyse:

    L’article 5 précise que “chacun à le devoir de travailler et le droit d’avoir un emploi”: J’y vois une double distinction, d’une part entre “droits et devoirs” (ce que nos politiques ne manquent jamais de rappeler sur ces sujets, de même que les agents de Pôle-Emploi ou même des services sociaux, mais pratiquement toujours à contresens), et d’autre part entre “travail” et “emploi”. Je reprends ici à mon compte l’analyse qu’en fait B. Friot, qui me semble la plus judicieuse à ce stade, à savoir que “l’emploi est le travail subordonné à un capital”, laissant ainsi entendre qu’il existe également du travail en dehors de ce lien de subordination. Quelques exemples, le travail “citoyen”, qui s’approche me semble-t-il de ce dont vous parlez dans ce billet sous le terme “d’acquisition de connaissances”. Le travail familial, élever les enfants, accompagner les personnes âgées, etc. Le travail associatif, qu’il s’agisse de bénévolat dans le cadre d’une association sportive, culturelle ou encore caritative… Je suppose qu’il existe encore d’autres exemples mais qui ne me viennent pas à l’esprit à l’instant.

    Ainsi, revenant à cet article 5, on remarque le second élément de la proposition “le droit d’avoir un emploi”, qui à mon sens peut s’interpréter de la manière suivante: L’emploi n’est PAS un devoir, contrairement à ce que toutes les instances précédemment évoquées radotent en permanence et qui a malheureusement très largement infusé dans les esprits. Que le travail en soit un ne me semble en revanche pas choquant tant il est vrai que sauf cas exceptionnel (et procédant probablement d’une pathologie quelconque), rares sont les personnes à passer 18 heures par jour ou plus au lit, et ainsi le travail non-subordonné à un capital doit dans ces conditions se faire assez “naturellement” chez la plupart des gens.

    L’article 11 pour sa part jette à mon sens les principes commandant au système de protection sociale. L’énoncé exact que je n’ai plus en mémoire indique que “La Nation garantit à chacun des moyens convenables d’existence” selon des critères relatifs à l’âge (assurance vieillesse et allocations familiales), la santé (assurance maladie) ou la conjoncture économique (assurance chômage). Deux éléments m’interpellent ici: La notion de “garantie”, qui à mon sens exclut quelque peu toute forme de conditionnalité – c’est à dire que la plupart des dispositifs d’aides sociales seraient invalidés par ce seul terme, puisque pratiquement tous conditionnés à des actions de la part des assurés (justificatifs à produire, démarches de recherche d’emploi, etc.).

    Les moyens convenables d’existence ensuite, avec cette interrogation toute particulière sur le terme de “convenable”, dont je me demande s’il peut s’appliquer aux minimas sociaux, le RSA s’évaluant grosso modo à la moitié du seuil de pauvreté (soit à peu près 500 euros/mois). J’ignore à quel point il s’agit là d’un débat strictement juridique ou plus philosophique, mais il me semble décisif puisqu’il implique la survie pure et simple de quelques centaines de milliers de personnes (et vraisemblablement bien d’avantage à l’avenir).

    Je précise enfin ici, car je sais que certaines personnes l’ignorent, que ce dispositif que je qualifierais pour ma part de “minimal” est lui aussi soumis quasiment aux mêmes conditions que celles de l’assurance chômage, à savoir justifier d’une recherche active d’emploi (dans le contexte précisé précédemment, bon courage et “malheur aux vaincus” comme on dit) ou encore de suivre un “programme de réinsertion” qui peut prendre des formes diverses et variées, à la discrétion de l’agent s’occupant de votre dossier. Ce n’est en fin de compte ni plus ni moins qu’un dispositif d’achat (à peu de frais) de la paix sociale, mais dont on voit bien qu’il semble de plus en plus intolérable à une classe politique et plus généralement à un bloc bourgeois totalement hors-sol.

    A noter que la décorrélation entre le travail et les moyens de subsistance, thème très en vogue ces dernières années, est dors-et-déjà réalisée: De manière très imparfaite et insuffisante par les dispositifs sociaux que je viens d’évoquer, mais aussi de manière infiniment plus spectaculaire chez ceux qu’on appelle couramment les “1%”, voir les “0,1%”: Il semble en effet assez évident qu’aucun “patron” (qu’il faudrait en toute rigueur décomposer aux moins en deux sous-catégories, “actionnaire” et “manager”) percevant des millions d’euros ou de dollars à la minute, pour ne pas dire à la seconde, n’a humainement pu produire le travail équivalent. Il faut donc s’interroger d’où vient cette sur-rémunération.

    Or en première analyse, on va pouvoir répondre que les gains de productivité et/ou la “croissance” en sont responsables, mais c’est faire la moitié du chemin seulement. L’observation historique de l’évolution de l’emploi dans le secteur agricole du début du 20ème siècle à nos jours nous informe par exemple que la population travaillant dans ce secteur est passée de 20 millions à moins de 1, tout en ayant à nourrir une population en croissance quasi permanente. Bien entendu un exode socio-professionnel s’est opéré dans l’intervalle, et d’anciens ouvriers agricoles ont pu se reconvertir en ouvriers d’usines, des ouvriers d’usines en employés de services, et ainsi de suite. Mais ces transhumances ne se sont pas faites à quantités constantes, et le chômage est le produit de ces transferts imparfaits. Le thème marxiste de “l’exploitation” n’est donc pas surfait.

    L’enjeu révolutionnaire demeure finalement donc comme à chaque fois le même, à savoir réaliser un arbitrage entre les moyens matériels qu’on veut bien s’accorder en fonction des moyens de production dont on dispose, en gardant toujours à l’esprit le type et l’amplitude de la hiérarchie sociale que cette décision ne manquera pas de produire, mais cette fois-ci dans un contexte de crise écologique et désormais de crise sanitaire. Ainsi pour conclure, comme disait l’autre, et plus que jamais: “La révolution n’est pas un dîner de gala”. Au plaisir de vous lire.

    • Je vous remercie pour la qualité de votre commentaire, dont j’approuve une grande part des analyses.

      Je dirai en revanche que vous ne vous situez pas sur le même plan que celui de mon article. Vous faites une analyse rationnelle et économique, là où mes développements se situent ici sur un terrain philosophique, visant à encourager une certaine forme d’éthique dans nos comportements individuels.

      Les deux sont tout à fait complémentaires à mon sens.

      Je ne puis malheureusement rentrer plus avant dans la discussion par manque de temps actuellement. Mais ce n’est que partie remise !

      Bien à vous.

    • Je vous remercie pour la qualité de votre commentaire, dont j’approuve une grande part des analyses.

      Je dirais en revanche que vous ne vous situez pas sur le même plan que celui de mon article. Vous faites une analyse rationnelle et économique, là où mes développements se situent ici sur un terrain philosophique, visant à encourager une certaine forme d’éthique dans nos comportements individuels.

      Les deux sont tout à fait complémentaires à mon sens.

      Je ne puis malheureusement rentrer plus avant dans la discussion par manque de temps actuellement. Mais ce n’est que partie remise !

      Bien à vous.

  • Merci pour le compliment, et navré de ne pas pouvoir échanger d’avantage.

    J’entends votre objection quant à la différence de nature de nos analyses. Il me semble toutefois que sur un plan strictement philosophique, la bienveillance soit soumise au même type de paradoxe que la tolérance, dont le principe a été énoncé par Karl Popper. En substance: Une société observant une tolérance sans limite verrait celle-ci automatiquement détruite par l’intolérant. Une telle éthique ne pourrait alors s’exercer que de manière limitée.

  • Bravo Francois BOULO pour tout ce que vous dites et ecriver. 76 ans et malheureusement malade (pseudo arthrit rizomelique) je suis a 100 pour 100 avec vous, pour le bien avenir de mes enfants, petits enfants, famille et amis. Ne lachez rien, beaucoup sont avec vous et de plus en plus. Bravo bravo Charles Requemora

Laisser un commentaire

Votre e-mail ne sera pas publiéRequired fields are marked *